• « La supracommunalité constitue une évolution normale des services publics et des services rendus aux citoyens, au monde associatif et aux entreprises : le but est d’adopter une approche qui dépasse les limites des communes et des villes. Il est nécessaire de pouvoir compter sur une structure intermédiaire, entre la région et la commune, qui se traduit par des missions de supracommunalité. »

  • « On parle beaucoup, dans le cadre de la régionalisation, d’un réaménagement des compétences provinciales. La déclaration de politique régionale s’engage à faire évoluer ce dispositif de structuration de la supracommunalité pour aboutir à une répartition plus visible pour le citoyen quant au rôle de la commune, de la province et de la région. Dans ce dispositif-là, en partant du niveau le plus proche du citoyen qu’est la commune, des missions, dont celle-ci s’occupe aujourd’hui, pourraient être confiées à un niveau intermédiaire tel que la province, parfaitement indiquée pour assumer ces missions. »

  • « Quelle que soit la formule choisie dans les différentes provinces, il y a clairement des besoins exprimés par les communes vis-à-vis de l’institution provinciale, et ce dans des secteurs très variés. Au niveau des compétences provinciales, outre la sécurité incendie et les compétences de la Région telles que le tourisme ou l’agriculture, les provinces wallonnes sont actives pour 60 à 70 % de leurs moyens dans des compétences liées à la Fédération Wallonie-Bruxelles, donc liées aux personnes (enseignement, culture, santé). Si on fait le parallélisme avec les provinces flamandes c’est exactement le contraire : ces dernières s’investissent dans des compétences liées à la Région. Il y a donc une évolution très différente au niveau des structures territoriales selon que l’on soit au nord ou au sud du pays. »

  • « Quoi qu’il en soit, dans tous les cas de figure (y compris ceux prônant une stratégie de bassins), on se rend bien compte qu’il est nécessaire d’avoir une structure intermédiaire entre la commune et la région, afin de pratiquer et développer les politiques décidées à Namur ou à Bruxelles. Au niveau européen, des discussions ont été entamées pour que les pouvoirs intermédiaires soient des partenaires de la réflexion, car il y a clairement là une nécessité d’organisation et de concertation. Les instances européennes y sont très attentives. »