Où en sont les projets de covoiturage en Wallonie ?

L’opération "Grand Nettoyage de Printemps" 2016 a permis de collecter 130 tonnes de déchets sauvages

Carlo Di Antonio : « Ils se portent bien ! Il y a un an, nous avons lancé l’application "ComOn". Elle permet de mettre en contact des covoitureurs de manière aisée et sécurisée. A tous ceux qui ont déjà pensé au covoiturage, mais n’ont pas encore franchi le pas, je leur dis : allez-y ! Cette application est facile, conviviale et gratuite. Elle est utilisée aujourd’hui par plus de 80 000 personnes. En parallèle, nous développons le réseau de parkings de covoiturage. Le covoiturage est une solution de mobilité rapide, efficace et peu onéreuse en regard de la construction de nouvelles structures routières. Mais surtout durable ! »

Quel est précisément le bilan côté parkings ?

C. D. A. : « A ce jour, près de 1 450 places de parking de covoiturage sont disponibles gratuitement en Wallonie, sur une trentaine de parkings existants, publics ou privés. L’objectif est d’atteindre les 2 000 places d’ici à la fin de l’année. Début 2016, j’ai lancé un appel aux communes pour rejoindre ce réseau. 90 communes se sont inscrites comme partenaires potentiels dans ce projet. Nous venons d’ailleurs de signer une convention avec Lens et Rochefort. Tous les espaces de covoiturage disponibles sont accessibles sur la page http://comon.wallonie.be. »

Qu’a donné l’opération "Grand Nettoyage de Printemps 2016" ?

C. D. A. : « Le bilan est impressionnant : d’une part, trois fois plus de participants qu’en 2015, soit un total de 40 000 bénévoles dont 15 000 écoliers ; d’autre part, 31 000 sacs poubelles collectés pour un total de 130 tonnes, sans compter les nombreux dépôts sauvages. La "super star" des déchets est la canette. Par ce "Grand Nettoyage de Printemps", j’ai voulu organiser une opération de sensibilisation de grande ampleur à la propreté publique. Cela n’avait jamais été fait. Les déchets sauvages sont un fléau en Wallonie. Il y a pourtant un moyen très simple de renverser les choses : arrêtons de prendre nos bords de route pour des parcs à conteneurs ! Nous devons revoir nos comportements. Nous travaillons aussi en amont avec les entreprises qui mettent certains types d’emballages sur le marché. »

Avez-vous d’autres dossiers sur les rails ?

C. D. A. : « Nous avançons des projets innovants et durables en Wallonie. Dans le cadre de la stratégie du développement durable, il y en a deux à l’étude. Le premier est une campagne novatrice sur les vélos électriques. Nous visons un usage plus important de ceux-ci pour des déplacements de moyenne distance, de l’ordre de 10-15 kilomètres. Le deuxième concerne un projet récemment adopté en première lecture par le gouvernement wallon, qui a trait principalement à l’alimentation durable. Il vise à développer une alimentation plus locale. Il nous faut une forme de « patriotisme » à l’égard de nos produits : ceux-ci sont de qualité et procurent du travail à nos producteurs, nos transformateurs et nos PME. L’alimentation locale est donc à la fois une question de santé publique, d’équilibre économique et de solidarité à l’égard de nos artisans et agriculteurs. »