Ce taux a de quoi interpeller dans un contexte économique particulièrement morose avec en plus l’annonce des black-out. Il est donc impératif d’initier un changement de mentalité, d’habitudes et d’organisation pour la gestion des bâtiments. Comment ? 

 

Christian Van Parys, directeur général de la société RVC, nous donne son explication.

 

« Il y a trois points d’action pour parvenir à diminuer la consommation énergétique des bâtiments. En dehors de toute mesure concernant l’enveloppe des bâtiments, certes nécessaire mais très coûteuse, trois types de situations peuvent être résolus. D’abord, il y a les « fuites insidieuses » totalement hors contrôle, c’est-à-dire une fuite qui stagne sans que l’on ne s’en aperçoive. Ensuite, les dérives de fonctionnement d’une installation technique mal entretenue, mal réglée. Vient enfin le comportement humain. Ce sont les gestes quotidiens, a priori anodins, mais qui peuvent coûter cher à la fin du mois. Je pense par exemple à l’éclairage que l’on a laissé allumé, à l’ordinateur ou au chauffage électrique, à la machine à café… que l’on a oublié d’éteindre. Surtout dans les bâtiments à usage partagé (salles de sport, centres culturels ou autres), nous avons tendance à ne pas nous sentir responsables et manquons de réflexes visant à réduire la consommation d’énergie. »

 

Priorité n° 1 :
Chasse aux « gaspis » pour 20 % d’économie

« Le temps c’est de l’argent : une fuite d’eau, un équipement électrique, un chauffage à bureaux fermés… consomment tout le temps qu’on leur donne. 20 % d’économie sont immédiatement réalisables. Avec des outils de contrôle simples et peu coûteux, nous rendons vos compteurs « intelligents » sans les remplacer. Nos capteurs optiques, placés sur les compteurs, transmettent les index à un serveur distant pour 100 euros dégressif à 50 euros selon les quantités, soit quelques % de la consommation lue par le compteur. Grâce à cette technologie de pointe, le gestionnaire est averti d’une surconsommation de jour, de nuit, de week-end et dispose d’un tableau de bord permanent lui permettant d’intervenir sans délai. Voilà de quoi faire baisser le montant des factures. »

 

Priorité n° 2 :
Entretiens réguliers et dépannages rapides pour consommer moins

« Pour gérer un parc de bâtiments, rien de tel que des outils de gestion performants pour des interventions rapides et efficaces. Les technologies mobiles que nous développons avec POWERGES, la GMAO Mobile par excellence, pour les installations de chauffe, de froid et de sanitaires, permettent de déclencher une intervention technique dans les 2 minutes avec toutes les informations techniques nécessaires et sans aucun papier.

Un Cadastre technique vaut un bon inventaire qui renforce la capacité décisionnelle des gestionnaires. Avec Powerges, la GMAO mobile, vous faites toutes les mises à jour de vos installations sans ré-encodage. »

 

Priorité n° 3 : Responsabiliser

« Votre budget annuel en énergie et en eau atteint 2, 3, 10 millions d’euros ? Pour un tel budget, il n’est pas superflu d’investir une personne à temps plein, avec mission de gestion, supervision et pouvoir d’intervention rapide. Objectif : 100, 200, voire 500 000 euros d’économie. Les tableaux de bord des consommations que nous fournissons permettent à ce gestionnaire de mobiliser les utilisateurs des bâtiments sur des actions concrètes de réduction des consommations. Ces tableaux de bord permettent aussi le bench marking entre plusieurs bâtiments, la mesure immédiate des actions entreprises, l’évaluation d’éventuels investissements plus lourds et leur priorité. »

Quelques exemples concrets — les premières économies résultent de constats simples

  • Pourquoi un bâtiment de bureaux consomme-t-il 4 fois plus d’eau que la piscine communale ?
  • On observe clairement sur un diagramme que tel bâtiment consomme moins en gaz le samedi et le dimanche, et que tel autre ne disposant d’aucune régulation consomme tous les jours les mêmes valeurs. Il y a là 20 % d’économie immédiate à réaliser.
  • Telle école reçoit une facture de décompte annuel pour 3000 m³ d’eau excédentaires soit 12 000 euros à cause d’une fuite non traitée ?

Bien évidemment cela n’arrive qu’aux autres !!!! … En êtes-vous bien sûr ???