Petit à petit, des pas supplémentaires ont été franchis : on réfléchit désormais aux matériaux de construction et on analyse leur impact sur l’environnement. La déclaration environnementale de produit (« Environmental Product Declaration », en abrégé EPD) récapitule les résultats de l’analyse.

Gyproc est un des premiers producteurs sur le marché belge à disposer d’une déclaration environnementale de produit attestée officiellement. Le raisonnement à la base de la délivrance de cette déclaration est le suivant : si l’on souhaite profiler son entreprise en tant qu’entreprise « verte », il convient d’établir concrètement dans quelle mesure les produits et les procédés de fabrication respectent l’environnement. Et pour y parvenir, il existe aujourd’hui une méthode standardisée : l’analyse du cycle de vie. Cette méthode permet de calculer un certain nombre d’indicateurs d’impact qui, outre l’impact environnemental pendant la phase de production, révèlent aussi celui du produit pendant sa durée de vie.

 

Comparer des systèmes et des bâtiments

Par exemple, l’analyse chiffrée porte sur la quantité d’énergie nécessaire pour produire et transporter les matériaux, de même que sur l’impact au moment du recyclage. La méthodologie étant standardisée à l’échelle internationale (par des institutions telles qu’ISO et CEN), ces données pourront à terme être aussi utilisées pour comparer des systèmes et des bâtiments. Cela permettra de motiver les choix parmi les produits et projets respectueux de l’environnement.

 

Économie circulaire

L’analyse du cycle de vie a une importance capitale pour l’économie circulaire du futur. Pour les entreprises qui, à l’instar de Gyproc, cultivent une philosophie « Cradle to Cradle » (C2C ou « du berceau au berceau »), la publication des EPD est un choix évident. Sans compter qu’en Belgique, les pouvoirs publics s’efforcent d’obtenir des informations plus objectives sur l’impact environnemental des produits de construction. En juillet 2014, le SPF Environnement a ainsi publié un Arrêté royal qui impose aux producteurs de limiter les messages environnementaux affichés sur leurs produits aux déclarations environnementales de produit officiellement enregistrées. Cette mesure a pour but de combattre l’« écoblanchiment » et de stimuler l’utilisation de produits durables dans le secteur de la construction.