« Pendant une période de crise telle qu’on la connaît aujourd’hui, les autorités publiques sont soumises à un régime assez draconien en matière de dépenses. La recherche d’économies passe donc avant tout par le bon investissement dès le départ. Avant d’entamer un projet immobilier, il y a donc lieu d’effectuer un travail de faisabilité afin de bien définir ses besoins ainsi que les différents scénarios à partir desquels ce projet va pouvoir être développé. Dans cette optique, il est impératif de s’assurer d’un développement de projet bien phasé, bien maîtrisé, et de savoir assumer le juste prix pour des prestations qui n’ont qu’un objectif, celui de s’assurer de la bonne conduite du scénario prévu. »

Gérer le risque

« Trop souvent, le pouvoir adjudicateur redoute les surcoûts et introduit de nombreuses clauses à tous les niveaux pour essayer de responsabiliser les auteurs de projets ou les bureaux de projects managers. Or ces  derniers ne représentent qu’une très faible partie - 7 à 8% - de la totalité d’un marché. 

En tant que pouvoir adjudicateur, mettre tous les acteurs concernés en concurrence sans vouloir prendre de risque est une démarche périlleuse. En effet, notre contexte économique excessivement dur fait en sorte qu’une fois au stade exécution de chantier, l’entrepreneur sera tenté, partout où il trouvera des failles dans le cahier spécial des charges, de réclamer légitimement des suppléments. D’où des gestions de chantier parfois extrêmement longues, ponctuées de bras de fer ou d’interventions de bureaux d’avocats, avec les énormes pertes de temps que cela entraîne. »

Respect mutuel

« La complexité engendre des expertises et un conseil sur une structure organisationnelle adéquate afin de s’assurer que les prestations soient cohérentes, bien définies, correctement suivies au niveau de la qualité, des budgets et du planning et surtout associées à un risque correctement réparti entre intervenants.

Comme dans n’importe quelle communication, le respect mutuel est fondamental. Tout projet est avant tout une aventure humaine: le nombre de personnes impliquées dans de tels projets publics est colossal, tout comme le nombre de compétences (juridiques, financières, techniques, …) mises en œuvre. Dès lors, vouloir une gestion de l’ensemble de ces personnes qui serait purement orientée sur base de clauses contractuelles contenant des contraintes de toutes sortes rendrait le développement d’un projet excessivement difficile, voire impossible. »