Assurer une mobilité efficiente des personnes et des biens constitue l’un des principaux vecteurs du développement de notre économie. Or, les grands axes routiers aux abords des grandes agglomérations sont de plus en plus congestionnés. 

 

Automobiliste, vous êtes peut-être familier de ces endroits critiques où le trafic est habituellement encombré : l’aire urbaine centrée sur Bruxelles et l’axe de circulation avec la Wallonie, les villes comme Charleroi, Liège, Namur et Mons ou encore l’axe menant vers le Grand-Duché. Les causes de ces congestions sont connues : l’augmentation du nombre d’automobilistes conjuguée aux nombreux poids lourds traversant notre pays. Cette situation ralentit les échanges entre les régions et limite de manière générale leur possibilité d’interagir économiquement. Il est donc crucial de trouver des pistes pour améliorer la fluidité du trafic aussi bien pour notre économie que pour notre qualité de vie. 

Gestionnaire du réseau structurant de Wallonie (autoroutes et routes nationales stratégiques), la Société wallonne de financement complémentaire des infrastructures - SOFICO en abrégé - propose des solutions pour lutter contre ces congestions dans le cadre d’une stratégie cohérente à long terme portant sur l’ensemble des composantes de l’accessibilité. Deux grands axes sont privilégiés : faire mieux avec les structures existantes et trouver des incitants pour favoriser les changements de comportements en matière de déplacements. 

La SOFICO a donc dressé sa feuille de route et avance ses pistes pour améliorer la mobilité notamment entre la Wallonie et Bruxelles :  

 

L’entretien, l’achèvement de la mise à niveau et la réhabilitation des infrastructures existantes  

La mission première est de recentrer les préoccupations sur l’entretien des infrastructures en place mais, concomitamment, il faut achever le passage de deux à trois bandes sur la E42, améliorer l’accessibilité du trafic Sud de Charleroi prolongé par la réhabilitation de la N5 et par terminer le contournement de Couvin. Il faudrait également songer à améliorer la liaison Cerexhe-Heuseux – Beaufays à l’est de Liège dans de meilleures circonstances budgétaires. De manière générale, exécuter des travaux de réhabilitation du revêtement de la route permettrait de réduire considérablement l’encombrement du trafic routier. 

 

La mise en service d’un système de gestion dynamique du trafic  

L’objectif, ici, est de permettre au gestionnaire du réseau de fluidifier le trafic en utilisant les technologies de collecte et de traitement de l’information en temps réel sans toucher aux structures existantes. Concrètement, cela passe par la régulation dynamique des vitesses ou les accès aux infrastructures routières pour réduire la congestion mais aussi améliorer la sécurité. Une attention particulière sera portée sur les tronçons problématiques dont : Herstal-Loncin (E40), Wavre-Bruxelles, Arlon-Luxembourg-Longwy et Wierde-Champion sur l’E411 et l’E42, R5 et R9 de Charleroi, et, enfin, l’axe Tournai-Lille (E42) en collaboration avec l’Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai. 

 

Le développement des aires de stationnement aux abords des autoroutes  

Ce développement passera par la multiplication des espaces dédiés au covoiturage ainsi que des stationnements adaptés et sécurisés pour les poids-lourds à des endroits stratégiques. Par ailleurs, pour favoriser l’interface entre la route et les transports en commun, il faut prévoir des haltes de bus sur ces aires afin que des conducteurs puissent être emmenés en bus vers la gare la plus proche, que ce soit sur le réseau SNCB ou le grand RER à proximité de Bruxelles. 

 

La généralisation des dispositifs permettant la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence 

Jusqu’ici, seule la ligne du bus TEC Conforto (Bruxelles-Wavre-Louvain-la-Neuve) peut circuler sur ces bandes d’arrêt d’urgence dans le cadre des liaisons autoroutières en bus. Il faudrait élargir l’accès à ces bandes notamment aux adeptes de covoiturage lorsque toutes les conditions de contrôle seront réunies. 

 

Développer les interfaces route-rail-voies navigables  

Lutter contre la congestion du trafic passe également par une utilisation des modes alternatifs de transport, notamment le rail. Mais il faudra avant tout mettre en place des infrastructures et des mesures adéquates afin d’éviter que le réseau ferroviaire ne soit saturé par une plus grande fréquentation des gares et des axes routiers les desservant. Une autre alternative au transport routier réside dans les voies navigables. Le report du transport de marchandises de la route vers le fluvial entrainerait une baisse considérable du nombre de poids lourds sur le réseau autoroutier et par ricochet, améliorerait la fluidité de la circulation routière. 

 

Une meilleure information à destination des usagers 

Parce qu’un automobiliste bien informé est un automobiliste qui peut s’organiser face à d’éventuels problèmes de mobilité, il s’avère nécessaire de travailler à encore améliorer la qualité des informations liées au trafic. Un travail est mené en ce sens actuellement avec plusieurs opérateurs publics et privés pour développer un projet commun dont l’ambition est de délivrer aux usagers des informations consolidées et affinées en temps réel et ce, par le biais des technologies les plus modernes.