Plus de 4 millions

C’est le nombre d’habitants que devrait compter le Sud du pays à l’horizon 2035, selon plusieurs études, dont celle du Bureau du Plan. Pour faire face à cette croissance démographique, quelque 15 000 nouveaux logements devraient être créés chaque année d’ici à 2020, et un total de 320 000 d’ici à 2040. Le projet "Quartiers Nouveaux" entend jeter les bases du développement de villes nouvelles en Wallonie.

Des quartiers exemplaires

Aujourd’hui, la Wallonie compte un peu moins de 3,5 millions d’habitants

Ils le seront à plus d’un titre. Un : avec un minimum de 15 hectares et plus d’une centaine de logements à chaque fois, ils seront connectés aux quartiers existants afin de lutter contre l’étalement urbain. Deux : ils présenteront une architecture innovante tenant compte de l’identité des lieux, notamment paysagers, dans lesquels ils s’inscriront. Trois : ils seront particulièrement exemplaires en termes de mobilité, de consommation d’énergie, de gestion des déchets, d’utilisation de technologies les plus propres, d’agriculture urbaine et de toute autre question relative à l’environnement.

10 lauréats

Une trentaine de candidatures ont été déposées. Parmi elles, une dizaine de lauréats seront désignés très prochainement. Ils bénéficieront d’un appui de la Wallonie via la mise à disposition d’un collège d’experts dans différents domaines : mobilité, gestion de l’eau, etc. L’objectif sera alors de faire avancer les 10 projets le plus vite et le mieux possible.

Zones urbanisables

Les terrains retenus dans les projets sont bien évidemment situés en zones urbanisables. Ceci exclut les zones agricoles et boisées. Ces terrains appartiennent soit aux communes, soit à des privés. Parmi les critères de sélection des projets, il fallait que ces terrains ne souffrent d’aucune discussion sur leur maîtrise foncière, autrement dit qu’il y ait une réelle consultation et une implication des riverains et futurs habitants dans le processus de mise en place de ces quartiers nouveaux. Il s’agit souvent d’anciens sites industriels désaffectés prêts à être réhabilités. Une recherche interuniversitaire, réunissant l’UCL, l’ULB et l’ULG au sein de la Conférence Permanente du Développement Territorial, avait permis de définir des sites potentiels.